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Monday 21 October 2019
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Le 23 mars, votons pour la génération qui vient !

Avec l’horrible attentat de jeudi soir, cette campagne présidentielle n’aura vraiment pas été une séquence électorale normale. J’en retiens de ces longues semaines un sentiment négatif. Un dicton dit : « on a les dirigeants que l’on mérite »… Comment comprendre qu’environ 4 français sur 10 s’apprêtent à voter pour deux candidats (Fillon et Le Pen) impliqués dans des scandales financiers, en particulier la candidate du FN dont on s’aperçoit qu’il s’agit d’escroquerie en bande organisée pour détourner de l’argent public européen mais aussi français.

On aura pu constater le manquement à la parole donnée et sa banalisation. Rappelons nous l’engagement de Fillon l’été dernier « si je suis mis en examen,  je ne serai pas candidat » puis les parjures d’un Valls, d’un De Rugy en ne soutenant pas le vainqueur de la primaire de la gauche malgré ce qu’ils avaient dit devant des millions de téléspectateurs. Ils auront été suivi rapidement par tous ces caciques de gauche (mais de droite aussi!), obsédés qu’ils sont à vouloir garder qui un poste, qui une fonction, qui un privilège à se précipiter chez Macron. Quel mépris envers tous les électeurs de la primaire !
Stupéfaction de voir cette percée de Macron au motif qu’il aurait une démarche nouvelle et que par un coup de baguette magique, il n’y aurait plus de droite ou de gauche mais que du bon sens. C’est sûrement au nom de son bon sens de l’État qu’il propose de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires ; la fin de la retraite par répartition pour les seniors, et enfin au nom de son attachement à l’Europe, son acceptation du TAFTA et du CETA et l’on pourrait rajouter la liste…

Et puis cette campagne, cela aura été l’omniprésence, le conditionnement de l’électorat par les sondages. Avec l’appui de bon nombre des médias, cela aura été un matraquage au quotidien.
Merci une fois de plus à Elise Lucet, pour sa dernière livraison d’Envoyé Spécial, d’avoir démontré et démonté comment sont concoctés les sondages.
La conséquence de ce gavage des citoyens, c’est que nous ne votons plus en fonction de nos convictions mais en fonction du vote utile. Celui-ci sert déjà de prétexte à tous les arrivistes, et l’on sait qu’ils sont nombreux mais il pèse aussi sur nous-même! Personnellement, j’ai toujours en mémoire cette phrase de Kennedy: « Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour être dans l’air du temps« .

Au final, ma seule vraie satisfaction, mais elle est de taille,  c’est d’avoir « découvert » une personnalité lors du débat télé de la primaire de la gauche : Benoît Hamon. Je suis un homme de conviction, peu enclin je l’avoue à accepter les jeux politiciens, les compromis douteux. J’ai passé trop de temps à m’opposer à un Guérini quand j’étais au PS ; à une Cécile Duflot quand j’étais à EELV pour ne pas vous dire l’intensité du plaisir ressenti d’être enfin dans un moment ou l’on adhère à une démarche, à un projet, où l’on va voter pour ! Du pur bonheur ! De l’émotion en l’écoutant parler!

Cela ne m’était plus arrivé depuis la création d’EELV en 2009. J’ai renoué à ce moment là avec l’engagement politique parce-que l’on faisait « rimer » Écologie avec Europe. EELV a piétiné par la suite cet espoir. Benoît reprend ce flambeau. C’est le seul qui ne se prend pas pour l’homme vignette-09providentiel, il parle avec le cœur. Pas étonnant qu’il en ait fait son slogan de campagne !

Je pense que comme moi vous avez vu les clips de la campagne officielle à la TV. De Fillon à Le Pen, c’est la France des peurs, la crainte de l’autre, le repli sur soi qui transpire. Seuls ceux de Hamon et Mélenchon sont sur le registre de l’avenir, de la confiance en une société composite.

L’avenir : notre avenir, celui de nos enfants, voilà l’enjeu du vote de dimanche. Ne votons pour un relooking des vieilles recettes, de la vieille politique incarné par Fillon ou par Macron. Un changement d’ère s’impose ! Il est urgent d’engager au plus vite la transition écologique et de transformer en profondeur notre rapport au travail afin de renouer avec la justice sociale. Il est nécessaire de raviver la flamme démocratique au sein d’une 6ème République, collective et bienveillante.
Ma conclusion, je la partage avec Benoit Hamon, je lui laisse bien volontiers l’exprimer « Peu m’importent ceux qui nous disent rêveurs, naïfs,utopistes. Peu m’importent ceux qui crient au déclin et font de la peur une profession. L’essentiel, c’est le monde que nous laisserons à la génération qui vient ».

le site de campagne de Hamon: ici

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